BONJOUR A TOUS !

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Voila un blog sans prétentions dont le but est de faire connaitre l'art du Haïku.

Vous y trouverez donc :


..... - L'histoire du haïku,
..... - La présentation des principaux maîtres du haïku,
..... - Un recueil de haïkus que j'espère le plus complet possible.

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des haïkus à ajouter.


En esperant vous apporter un peu de "zen attitude"...


........................................................................ ... BONNE LECTURE !



................................ La majorité des textes viennent de :
................................ - Wikipédia
................................ - http://www.big.or.jp/~loupe/links/fhisto/fhisinx.shtml
................................ - http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/index.htm
................................ - http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/moderne/poesie/duhaime.html

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 16:08

Modifié le lundi 23 janvier 2006 17:39

DEFINITION ET HISTOIRE

DEFINITION ET HISTOIRE
Le haïku est un petit poème d'origine japonaise classiquement composé de 17 syllabes réparties sur 3 lignes, selon une structure 5/7/5. Mais ce n'est pas la seule règle que doit respecter un haïku, car il lui faut contenir un kigo, c'est-à-dire une référence à la nature ou un mot clé concernant l'une des quatre saisons. Il réunit souvent deux (voire trois) images, mises en perspective (opposition/complémentarité/réponse) et séparées par une césure (ou kireji).


Au Japon du 15e siècle, la forme poétique nommée renga a fleuri.

Le renga est un poème produit collectivement par plusieurs auteurs. Les membres ajoutent alternativement des versets de 17 syllabes (5, 7 et 5 syllabes) et de 14 (7 et 7 syllabes), et achèvent un poème composé de 100 versets.

Le renga était un genre littéraire de haute tenue. On demandait aux membres, selon la tradition, de présenter leurs versets en se basant sur l'esthétique médiévale et en citant des classiques.

Au 16e siècle, au lieu du renga, c'est le haïkaï - poème humoriste - qui est devenu populaire. Le haïkaï (haïkaï-renga) est un poème construit de versets de 17 et de 14 syllabes comme le renga, mais il parodie le renga en introduisant des blagues vulgaires à la mode. Les poètes de haïkaï se sont servis de jeux de mots et ont traité des choses de la vie quotidienne auxquelles le renga ne s'intéressait pas.

Le premier verset (17 syllabes) du renga et du haïkaï est appelé "hokku". Les poètes de haïkaï ont commencé à présenter leurs hokkus comme les poèmes indépendants, ce qui est l'origine du haïku.

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 16:26

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 07:46

LES MAITRES DU HAIKUS

LES MAITRES DU HAIKUS
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Voici une liste des maîtres du haïku dont je vais parler dans les articles suivants :

Période d'Edo
..... Bashō Matsuo ( 松尾芭蕉 )
..... Yosa Buson
..... Kobayashi Issa ( 小林一茶 )
..... Ryôkan

Période Moderne
..... Shiki Masaoka
..... Kyoshi Takahama
..... Ippekiro Nakatsuka
..... Sekitei Hara
..... Hisajo Sugita
..... Suju Takano
..... Kakio Tomizawa
..... Koi Nagata

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 16:42

Modifié le dimanche 22 janvier 2006 17:15

Basho Matsuo (1644 - 1694)

Basho Matsuo (1644 - 1694)
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Bashō (松尾芭蕉) est un poète de haïku japonais né en 1644 à Ueno et mort en 1694 à Ōsaka.

De son vrai nom Matsuo Munefusa, il est issu d'une famille de samouraï. Il se lie d'amitié avec le fils de son seigneur, le jeune Yoshitada, mais la mort de son ami le conduit à renoncer à une carrière classique de guerrier et à étudier les lettres.

Après avoir suivi l'enseignement de plusieurs maîtres (dont Kitamura Kigin), il crée sa propre école poétique. Il pratique le haïku avec un groupe de disciples dans son ermitage de Fukagawa à partir de 1680. Le surnom de cet endroit est « l'Ermitage au bananier » (Bashō-an) car un bananier était planté dans le jardin, et il lui emprunte son nom de plume.





Le style nouveau qui caractérise son école est le style shōfu.

Celui-ci peut se définir par quatre mots :
- sabi : c'est la recherche de la simplicité et la conscience de l'altération que le temps inflige aux choses et aux êtres ;
- shiori : il s'agit des suggestions qui émanent du poème sans qu'elles ne soient formellement exprimées ;
- hosomi : l'amour des choses humbles et la découverte de leur beauté ;
- karumi : l'humour qui allège du sérieux et de la gravité.

Pour Bashō, le haïku n'est pas dans la lettre mais dans le c½ur. Il s'efforce d'exprimer la beauté contenue dans les plus simples choses de la vie.

C'est une poésie de l'allusion et du non-dit qui fait appel à la sensibilité du lecteur.

Bashō pratique également le journal de voyage qu'il entremêle de délicats poèmes. Le plus célèbre d'entre eux est le Oku no hosonichi (Le sentier étroit du bout du monde) mais ils relèvent tous d'un genre impressionniste qui voit le poète s'arrêter devant des paysages ou des scènes de la vie quotidienne et laisser venir le poème que cette vision suscite en lui.

Bashō est le premier grand maître du haïku et sans aucun doute le plus célèbre au Japon où il reste littéralement vénéré.

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 17:01

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 07:46

Haïkus from Basho

Haïkus from Basho
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On rallonge
Une patte de l'aigrette
En y ajoutant celle du faisan.

Sur l'éventail
Je mets le vent venant du mont Fuji.
Voilà le souvenir d'Edo.

Sommeil sur le dos d'un cheval,
La lune au loin dans le rêve qui continue,
Fumée de la torréfaction du thé.
Le printemps passe.
Les oiseaux crient
Les yeux des poissons portent des larmes.


Le zashiki d'été
Fait bouger et entrer
La montagne et le jardin.
Quel plaisir!
La Vallée de sud
Embaume la neige.
Le vent d'automne
Plus blanc
Que les pierres de la colline rocheuse.


De tous les côtés
Les vents apportent des pétales de cerisier
Au lac des grèbes.
Même un sanglier
Est sur le point d'être emporté
Dans cette tempête.
Le croissant éclaire
La terre brumeuse.
Fleurs de sarrasin.

Le lespédèze fleuri ondule
Sans faire tomber
Une seule goutte de rosée.

Neige qui tombais sur nous deux
Es-tu la même
Cette année ?
Sous la pluie d'été
Raccourcissent
Les pattes du héron.

Sur une branche morte
Repose un corbeau :
Soir d'automne !
Une rafale de vent
puis les feuilles se reposent
À personne
Il n'a donné
De ses poires réputées

La rosée goutte à goutte
Des souillures d'ici-bas
Puissé-je me laver.
Dussent blanchir mes os
Jusques en mon c½ur
Le vent pénètre mon corps.
Le corbeau d'habitude je le hais
Mais tout de même...
Ce matin sur la neige...


Eh bien! Marchons pour voir la neige
Jusqu'à tomber d'épuisement.
Mouvements du coeur
dans le frisson du saule.
Au milieu du champ
Et libre de toute chose
L'alouette chante.

Au parfum des pruniers
Le soleil se lève -
Sentier de montagne !
Pétale après pétale
Tombent les roses jaunes -
Le bruit du torrent.
La fraîcheur -
J'en fais ma demeure
Et m'assoupis.

Ce chemin-ci
N'est emprunté par personne
Ce soir d'automne
La rosée blanche
Sa saveur solitaire
Ne l'oublie jamais !
Malade en voyage
Mes rêves parcourent seuls
Les champs désolés.

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 17:06

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 07:46