Buson Yosa (1716 - 1783)

Buson Yosa (1716 - 1783)
Buson Yosa (与謝蕪村) était un poète de haïku et peintre japonais de la période Edo. Son vrai surnom était Taniguchi (谷口). On le considère aujourd'hui comme l'un des trois plus grands maîtres du haïku de la période Edo.

Buson est né dans le village de Kema dans la province de Settsu (aujourd'hui Kema dans la ville d'Ōsaka). Il a étudié le haïku à Edo. Après un long voyage, il s'installe à Kyōto. Il s'est marié quand il avait environ quarante-cinq ans à Kyōto et il a eu une fille du nom de Kuno.

Il a inventé le haiga, peinture accompagnée d'un haïku.

Au 18e siècle, le haïkaï-renga n'était plus populaire, et les poètes concentraient toute leur énergie à la création de hokkus.

Les poèmes de Buson, différents de ceux de Basho, ne proposent pas de philosophie, ni présentent de gestes emphatiques. Ses expressions sont si raffinées qu'on ne peut pas trouver de talent équivalant au sien. Il avait du génie et il pouvait faire sentir l'éternité au-delà du paysage en décrivant simplement une scène paisible.

Les hokkus de Buson sont descriptifs, mais plus idéalisés que réalistes, ce qui montre qu'il a voulu décrire l'essence des choses et non leurs surfaces.
En exploitant la richesse des mots, ses hokkus ont fasciné beaucoup de poètes et ils ont exercé une grande influence sur le haïku moderne. Toutefois, ils dépendent entièrement de la fonction de la langue japonaise, et il est très difficile de les traduire dans une autre langue.
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# Posté le dimanche 22 janvier 2006 17:27

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 07:46

Haïkus from Buson

Haïkus from Buson
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Vapeur qui s'élève de la terre. ............................................................... Un cerf-volant flotte
.Vol blanchâtre ..................................................................... ............... Au même endroit
..D'un insecte d'un nom inconnu. ............................................................. Où il flottait hier.


Labourage de champ.
Un nuage immobile a disparu.


Soir du printemps. ................................................................ Courte nuit d'été.
.À l'encens à moitié éteint, ...................................................... Une goutte de rosée
..J'en ajoute encore. ................................................................ Sur le dos d'une chenille velue.


Un moustique bourdonne
Chaque fois qu'une fleur de chèvrefeuille tombe.



Quatre ou cinq hommes dansent en rond. ..................................La lune brille au milieu du ciel.
.Sur eux la lune va tomber. .......................................................Je dépasse un quartier pauvre.

Il reste éveillé
Et dit qu'il a dormi.
Froide nuit automnale.


Vent d'Ouest ..............................................................................Le printemps qui s'éloigne
.Les feuilles mortes ......................................................................Hésite
..Se rassemblent à l'Est. .................................................................Parmi les derniers cerisiers.


Oiseaux sur l'eau de la douve.
Une lanterne sort du château.


Pour chanter ......................................................................... Sur la grosse cloche
.Le rossignol ........................................................................... Un papillon dort profondément.
..N'ouvre qu'un petit bec.

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 17:29

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 07:46

Kobayashi Issa (1763 - 1827)

Kobayashi Issa  (1763 - 1827)
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Kobayashi Issa ( 小林一茶) est un poète japonais, écrivain de haïku. De son vrai nom, Kobayashi Yatarô, il est né en 1763 dans le village de Kashiwabara dans la province de Shinano et est mort en 1827 à Kashiwabara.

Fils d'un paysan aisé, la vie d'Issa fut marquée par une succession de malheurs et par la pauvreté. Son père se remarie lorsqu'Issa a sept ans et sa belle-mère ne cache pas son hostilité pour lui. Issa part pour Edo (actuelle Tôkyô) à l'âge de quatorze ans pour servir comme domestique. En 1812, Isa décide de quitter Edo et de mettre un terme à sa vie d'errance pour retourner vivre dans son village natal.

Au cours de sa vie, Issa s'est marié trois fois. Sa première femme, Kiku, lui donne trois fils, Sentarô, Ishitarô et Kinzaburô ainsi qu'une fille, Sato. Tous les quatre mourront en bas âge. Après la mort de sa première femme, Issa épouse Yuki dont il divorcera au bout de trois mois. De sa troisième femme, Yao, il aura une fille Yata qu'il ne connaîtra jamais, car il meurt pendant que sa femme est enceinte.

Les haïkus d'Issa se distinguent par leur comique (comique de situation, moquerie envers les guerriers et les moines dépravés) et par sa compassion.
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# Posté le dimanche 22 janvier 2006 17:37

Haïkus from Issa

Haïkus from Issa
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Ce trou parfait
.Que je fais en pissant
..Dans la neige à ma porte.

Sur les écrans de papier
.Elles font des arabesques
..Les chiures de mouches.
Un superbe cerf-volant
.S'est envolé
..De la hutte du mendiant.
Ce monde de rosée
.Est un monde de rosée, pourtant
..Mais pourtant.

Vent de l'automne,
.Les fleurs rouges qu'elle
..Aimait arracher.
Si l'année était bonne
.J'abriterais encore une mouche
..Sur ma pitance.

Papillon voltige
.Dans un monde
..Sans espoir.
Papillon qui bats des ailes
.Je suis comme toi -
..Poussière d'être !
Puisqu'il le faut
.Entraînons-nous à mourir
..A l'ombre des fleurs.
Rien qui m'appartienne -
.Sinon la paix du coeur
..Et la fraîcheur de l'air.
Foudre et tonnerre !
.A chaque éclair
..Le monde guérit.
Tuant une mouche
.J'ai blessé
..Une fleur.
Grimpe en douceur
.Petit escargot -
..Tu es sur le Fuji !
Ce matin c'est l'automne -
.A dire ces mots
..Je me sens vieillir.
Le loup !
.Rien qu'à voir ses crottes
..On tremble de froid.
Ce monde imparfait
.Mais pourtant recouvert
..De cerisiers en fleurs.
Ne pleurez pas bestioles,
.Même les étoiles qui s'aiment
..Doivent se quitter.
Le petit chat
.Un moment plaque au sol
..Une feuille emportée par le vent.
Un croissant de lune
.Comme courbé par le froid
..Tellement intense
Rosée que ce monde-ci
Rosée que ce monde..,
Oui sans doute et pourtant...
Ne possédant rien
.Comme mon coeur est léger
..Comme l'air est frais.

Pas une mince affaire
Que d'être né homme
Crépuscule d'automne.
Bouddha sur la lande
au bout de son nez un glaçon.

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 18:16

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 07:46

Ryôkan (1758 - 1831)

Ryôkan  (1758 - 1831)
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Le moine Ryôkan est un auteur de japonais de haiku né en 1758 et mort en 1831. Il était surnommé le "Grand Imbécile".

Il s'inscrit dans la tradition des poètes du Zen radical mais n'avait aucun disciple, n'a dirigé aucun temple et était considéré comme un moine sans le sou qui a passé sa vie dans le pays de neige de Mt. Kugami.

Il a refusé d'être honoré ou limité selon n'importe quelle description, car c'était cela pour lui, être prêtre Bouddhiste.

Dans les dernières années de sa vie, il entretient une longue correspondance avec la moniale Teishin. C'est elle qui publiera à titre posthume, la Rosée du Lotus qui comprend des waka, de longs poèmes (comme Le lapin de la lune) et des poésies échangées avec Teishin.

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 18:25

Modifié le mardi 24 janvier 2006 15:54