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Hashimoto Takako (1899-1963) fut une haïjin à une époque où on ne laissait guère les femmes s'exprimer autrement que dans le carcan de la tradition.
Encouragée par son époux, Takako apprend à vingt-deux ans l'art du haïku avec Sugita Hisajo, faisant preuve d'excellentes dispositions.
Le parfum des lys
Une infirmière qui peigne
Les cheveux d'un mort.
Mon époux couvert
par les chrysanthèmes blancs
Juste en soustraire un.
Neige impétueuse
Dans ses bras je me trouvais
Le souffle coupé.
Le bout d'une lame
Pénétrant la pêche rose
Cassant le noyau.
En lambeaux mon passé
Par poignées tombent les
Fleurs de cerisier.
Regrets de mon époux...
La chouette me hulule
De m'éteindre aussi.
Hashimoto Takako (1899-1963) fut une haïjin à une époque où on ne laissait guère les femmes s'exprimer autrement que dans le carcan de la tradition.
Encouragée par son époux, Takako apprend à vingt-deux ans l'art du haïku avec Sugita Hisajo, faisant preuve d'excellentes dispositions.
Le parfum des lys
Une infirmière qui peigne
Les cheveux d'un mort.
Mon époux couvert
par les chrysanthèmes blancs
Juste en soustraire un.
Neige impétueuse
Dans ses bras je me trouvais
Le souffle coupé.
Le bout d'une lame
Pénétrant la pêche rose
Cassant le noyau.
En lambeaux mon passé
Par poignées tombent les
Fleurs de cerisier.
Regrets de mon époux...
La chouette me hulule
De m'éteindre aussi.

